Quand vient la vague

Titre : Quand vient la vague

Auteurs : Manon Fargetton x Jean-Christophe Tixier

Maison d’édition : Rageot

Note : 10/10

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Résumé : 

Parfois, il est nécessaire de commettre l’irréparable pour pouvoir continuer à vivre…

Bouleversée, Nina quitte le domicile familial et jette ses clés dans une bouche d’égout… Quelques mois plus tard, son frère Clément se met à sa recherche. De Lacanau à Bordeaux puis Paris, il découvre la raison de sa fuite, ces « vagues » qui l’ont submergée, l’obligeant à disparaître.

Critique :

J’ai beaucoup entendu parler du travail de Manon Fargetton au sein de la blogosphère. Honnêtement, je ne connaissais pas son travail et j’ai découvert ses ouvrages pour la première fois en septembre 2017 avec le premier tome des Plieurs de temps et l’intégrale du Suivant sur la liste parus également chez Rageot. Je n’avais eu que de bons échos concernant sa façon d’écrire et mes deux lectures avaient été concluantes. Je me suis donc jetée les yeux fermés sur ce nouvel ouvrage qui m’intriguait beaucoup parce qu’il est écrit à quatre mains avec Jean-Christophe Tixier. Encore une fois, j’ai beaucoup de retard dans mes lectures jeunesse françaises et la dernière fois que j’ai lu un ouvrage de cet auteur, c’était également en septembre 2017 avec Demain il sera trop tard. La dystopie n’étant pas mon genre de prédilection, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. J’ai tout de même trouvé la plume de l’auteur efficace et il me tardait de découvrir le style de J.C. Tixier dans un genre complètement différent.

Je ne vais pas vous faire attendre dix plombes : j’ai adoré cet ouvrage. Je l’ai beaucoup aimé. Déjà parce qu’il traite de sujets importants comme les secrets de famille, la responsabilité, l’intégrité des gens et le sentiment de trop aussi. Trop d’informations, trop d’émotions, trop de ressenti et un trop gros ras le bol qui amènent Nina à s’enfuir de chez elle. Dès les premières pages, on est immergé dans son histoire. Elle quitte tout presque sans un regard en arrière. À partir de ces quelques lignes, je savais déjà que j’avais envie de comprendre pourquoi, comment elle a eu cette idée et comment elle a pu faire ça à sa famille.

Je n’avais pas lu le résumé avant d’entamer ma lecture. Je savais que c’était un ouvrage sur la fuite d’une adolescente mais je ne savais pas qu’on aurait des parties sur la vie de son frère, Clément. À vrai dire, dès qu’on me parlait de cet ouvrage, mon cerveau s’éteignait automatiquement. Je voulais tout découvrir par moi-même. Je ne voulais pas être biaisée par l’avis d’un autre lecteur. Clément, donc : je chéris ce personnage du plus profond de mon cœur. Au départ, il est vu comme un adolescent normal, fan de surf et un peu égoïste. Il pense à lui, à ses planches de surf et à son ressenti dans l’eau. Ce et ceux qui l’entourent sont là, existent mais gravitent autour de lui sans jamais trop entrer dans sa bulle. Le départ de sa sœur va déclencher de nouvelles émotions chez lui et c’est divinement bien amené et écrit.

Honnêtement, quand j’ai lu Quand vient la vague, je ne me suis jamais demandé quel auteur avait écrit quelle partie. J’ai pris l’ouvrage comme un tout. J’ai demandé à Jean-Christophe Tixier comment lui et Manon Fargetton s’étaient organisés pour l’écriture de ce roman et il m’a dit qu’ils avaient chacun créé un personnage mais ne m’a pas dévoilé qui avait écrit quoi. Et en réalité, je ne veux pas le savoir. Les parties de Nina et Clément se ressemblent et pourtant, sont différentes et se complètent à merveille. Elles sont belles, pures et transmettent du mieux qu’elles peuvent les émotions des personnages. J’ai adoré observer Clément devenir un jeune homme. J’ai détesté Nina à des moments parce que je la trouvais égoïste et hypocrite. Pourtant, les auteurs ont réussi à me faire comprendre pourquoi elle avait choisi de vivre ainsi. Je ne veux rien spoiler et je veux vraiment que vous découvriez cette histoire par vous-mêmes mais il y a juste un personnage dans ce livre qui m’a beaucoup émue. Ce personnage est gay. Il lui est arrivé pas mal de problèmes dans sa vie et il va se lier d’amitié avec un autre personnage. Cette relation est des plus belles.

En fait, toutes les relations dans ce livre sont des plus belles. Il n’y a pas de place pour les fioritures. Tout est pur. Tout est beau. Chaque mot vous pousse à vous surpasser dans votre lecture. Chaque chapitre vous donne envie de continuer votre lecture. Cet ouvrage m’a marquée comme jamais je ne l’aurai cru. Je suis ravie d’avoir pu rencontrer cet écrit dans ma vie.

Je suis aussi contente de découvrir les différents écrits de ses deux auteurs. Leurs textes poussent les lecteurs à se poser des questions mais aussi à faire preuve de tolérance et de bienveillance et je trouve ça beau.

En ce qui concerne Manon Fargetton, j’ai le tome 1 de L’Héritage des rois passeurs qui m’attend dans ma PAL. Pour Jean-Christophe Tixier, j’ai choisi de lire prochainement Traqués sur la lande.

Et vous, avez-vous déjà lu des ouvrages de ces deux auteurs ?

Temps de lecture :

Je l’ai lu lors des mes allers-retours entre le salon de Montreuil et ma maison. Je ne les ai pas comptés. J’étais beaucoup trop absorbée par ma lecture.

Support utilisé :

Livre papier.

au revoir

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